L'histoire de Félicette, le premier chat dans l'espace

Le 18 octobre 1963, la France a envoyé un chat dans l'espace et l'a récupéré vivant. Pourtant, pendant plus d'un demi-siècle, presque personne dans le pays n'en a rien su.

L'histoire de Félicette commence dans le secret d'un programme militaire français, sur une base isolée au cœur du Sahara, où, parmi quatorze chattes anonymes sélectionnées pour l'expérience, l'une d'elles finit par se distinguer.

Félicette, première chatte envoyée dans l’espace, installée dans sa capsule lors des préparatifs de la mission spatiale française de 1963.

Avant Félicette, la France envoyait des rats dans l'espace

Au début des années 1960, la France court après un train déjà lancé à pleine vitesse. L'Union soviétique a mis un chien en orbite dès novembre 1957, du nom de Laïka. Tandis que les États-Unis, eux, ont envoyé un chimpanzé nommé Ham au-delà de l'atmosphère en janvier 1961.

L’homme qui fait entrer les animaux français dans la conquête spatiale est Robert Grandpierre (1903-1984), médecin général des armées et directeur du CERMA. Son idée est d’utiliser les quelques minutes d’impesanteur offertes par une fusée-sonde pour enregistrer l’activité électrique d’un cerveau vivant.

Le premier passager est un rat blanc Wistar. Le 22 février 1961, il décolle à bord de la fusée Véronique AGI n°24, équipé d’électrodes destinées à enregistrer son activité cérébrale et musculaire. Malgré une propulsion irrégulière, les mesures fonctionnent parfaitement. Récupéré en bonne santé après 8 minutes de vol, il est présenté à la presse le lendemain sous le nom d’Hector.

Hector, rat du programme spatial français, installé dans son dispositif expérimental avant son vol spatial de 1961.

La France devient le troisième pays au monde à envoyer un animal dans l'espace. Ce qui suit est un petit triomphe médiatique.

« Il se laisse caresser, il reconnaît même semble-t-il les personnes qui l'approchent. Il est en excellente forme ! »

Robert Grandpierre présentant Hector à la presse, 23 février 1961

Hector devient une vedette. Pourtant, sa fin ne fera l'objet d'aucune conférence de presse. Les électrodes implantées dans son crâne devant être récupérées et étudiées, il est autopsié peu après son vol.

Grandpierre souhaite ensuite expérimenter sur un animal plus gros. Après avoir envisagé le lapin, il choisit finalement le chat, alors animal de référence de la neurophysiologie mondiale.

Quatorze chattes, aucun nom : la règle qui protégeait les scientifiques

En 1963, le CERMA se procure quatorze chats auprès d'un marchand d'animaux. Toutes sont des femelles : l'expérience montre qu'elles se révèlent plus dociles et plus calmes en contention que les mâles.

Aucune des quatorze chattes n'a reçu de nom. La consigne est explicite et vise à empêcher les scientifiques de s'attacher aux animaux, et donc de biaiser leurs observations. On les désigne par un simple matricule.

Chaque animal subit une opération : neuf électrodes permanentes sont implantées dans leur crâne. L'entraînement, lui, ressemble par bien des aspects à celui d'un astronaute humain.

Protocole d'entraînement CERMA — 1963
S'HABITUER À LA Contention
Confinement en caisson, 1 à 2 heures par jour pendant deux semaines, avec accoutumance au tissu de maintien
SUPPORTER L'IMPACT sonore
Diffusion répétée des bruits et vibrations d'une fusée
Résister à l'Accélération en vol
Centrifugeuse à haut G et fauteuil à trois axes
Durée totale
Environ deux mois — limite imposée par le risque de polarisation des électrodes implantées

Petite éclaircie dans cette triste histoire : une chatte échappe au programme. Son électrode s’étant dégradée, elle est retirée et l’animal devient inutilisable pour l'expérience. D'abord adoptée comme mascotte du laboratoire sous le nom de Scoubidou, elle sera ensuite recueillie par une secrétaire du centre. Sur les treize autres chattes, une seule partira dans l’espace.

C341 : la passagère n'a été désignée que le matin du décollage

L'équipe s'installe à Hammaguir. Le 17 octobre 1963, six chattes finalistes sont présélectionnées. La titulaire, elle, n'est désignée que le matin même du lancement — avec une remplaçante. Le choix se porte sur C341, une chatte bicolore noire et blanche de 2,5kg, retenue pour son tempérament calme et son poids approprié.

Instrumentation de bord Véronique AGI n°47
Électrodes crâniennes
9 au total : 2 dans le sinus frontal, 1 en zone somesthésique, 2 dans l'hippocampe, 2 en formation réticulée, 2 dans le cortex associatif
Électrodes de membres
Suivi de l'activité cardiaque, plus 2 électrodes collées sur une patte antérieure pour délivrer des stimulations électriques en vol
Microphones
Deux — un sur la poitrine de l'animal, un dans la pointe de la fusée — pour surveiller la respiration
Transmission
Amplificateur à transistors conçu sur mesure, miniaturisé et durci aux accélérations, logé dans la pointe

Un dernier détail de conception mérite d'être noté, parce qu'il révèle les moyens de l'époque : la capsule n'était pas climatisée. Les tirs étaient donc programmés très tôt le matin, aux heures les plus fraîches du Sahara, et un hélicoptère devait récupérer l'animal au plus vite pour lui éviter d'attendre en plein soleil.

Les six chattes finalistes présélectionnées pour le décollage

Profil de mission — Véronique AGI n°47

18 octobre 1963, mise à feu à 08 h 09, heure locale

LIGNE DE KÁRMÁN — 100 KM SOL — HAMMAGUIR, 0 KM 302 SECONDES D'IMPESANTEUR T+0 MISE À FEU T+42 s EXTINCTION MOTEUR — 9,5 g APOGÉE ~155 KM T+8 min 55 OUVERTURE PARACHUTES T+10 min 33 TOUCHER DU SOL T+13 min 13 — RÉCUPÉRATION HÉLICOPTÈRE

Schéma de principe, non à l'échelle. La capsule s'est posée à 2,4km seulement du pas de tir, alors que le point d'impact prévu se situait à 65km.

10 minutes et 33 secondes : le vol de Félicette seconde par seconde

T PLUS00:00
08 h 09 — Hammaguir

Mise à feu

La Véronique AGI n°47 quitte le pas de tir de Colomb-Béchar. Dans la pointe, une chatte de 2,5 kg sanglée en position accroupie, neuf électrodes dans le crâne et deux microphones braqués sur sa respiration.

T PLUS00:42
Pic d'accélération — 9,5 g

Extinction du moteur

Le moteur a brûlé pendant 42 secondes. Pendant cette phase, C341 encaisse jusqu'à 9,5 g — près du double de ce que subiront les astronautes d'Apollo au décollage vers la Lune.

T PLUS01:00
302 secondes d'impesanteur

Apogée, ~155 km

La pointe se sépare du corps de la fusée et poursuit sa course sur sa lancée. Commence alors ce pour quoi toute l'expérience a été montée : 302 secondes d'impesanteur sur les trois axes, mesurées avec certitude depuis la fin de la propulsion jusqu'au début du freinage atmosphérique. L'engin culmine autour de 155 km, bien au-delà de la ligne de Kármán qui marque conventionnellement la frontière de l'espace à 100 km.

À bord, la chatte ne voit rien : sa capsule n'a pas de hublot. Les capteurs, eux, racontent l'histoire à sa place. Vigilante et tendue pendant la montée, elle voit son rythme cardiaque ralentir dès l'entrée en impesanteur, et sa respiration redevient normale.

T PLUS08:55
Rentrée — 7 g puis 9 g

Ouverture des parachutes

La rentrée est violente. La pointe se met à tourner et à vibrer, imposant 7 g supplémentaires avant l'ouverture des parachutes. Le déploiement lui-même génère une nouvelle pointe à 9 g. Le rythme cardiaque de l'animal remonte brutalement, mais la qualité des données se dégrade à cet instant précis : les tracés de cette phase resteront difficiles à analyser.

T PLUS10:33
2,4 km du pas de tir

Toucher du sol

La capsule se pose 10 minutes et 33 secondes après la mise à feu — à 2,4 km seulement du pas de tir, alors que le point de chute théorique avait été calculé à 65 km. C341 est vivante. En parfaite santé. Elle est le premier — et à ce jour le seul — chat à être allé dans l'espace et à en être revenu.

Qu'a révélé le vol de Félicette ?

Le principal résultat est rassurant pour la science : aucun dysfonctionnement cérébral n’est observé pendant l’impesanteur. En 1963, c’est une donnée essentielle pour préparer les futurs vols habités de longue durée.

Félicette montre toutefois une légère hypovigilance, probablement liée à son isolement sensoriel, une situation très différente de celle d’un astronaute constamment stimulé et en contact avec son équipe.

Le regard de Félicette

Six jours plus tard, un second chat décolle et ne revient pas

La campagne prévoyait deux vols. Le second a lieu le 24 octobre 1963, après deux reports pour cause de météo, avec la Véronique AGI n°50.

Tout part de travers. La fusée dévie dès le départ et va s'écraser contre le Djebel Béchar, à 120km du point de lancement. Le transpondeur radio cesse de fonctionner dès le pas de tir, ce qui complique considérablement la localisation. Un hélicoptère finit par repérer le parachute mais ne peut pas se poser ; les véhicules terrestres envoyés en renfort sont bloqués par des barbelés. Il faudra attendre le lendemain pour qu'un appareil parvienne à atterrir sur le site. La pointe est gravement endommagée. La chatte n'a pas survécu.

Cet animal n'a jamais eu de nom. On ne connaît ni son apparence, ni son matricule.

Félix, le chat qui n'a jamais existé — et que trois pays ont gravé sur un timbre

Au retour du vol, le CERMA communique les données biologiques à la presse. Les journalistes s'emparent de l'histoire et donnent spontanément un nom à l'animal : Félix, en référence au personnage de dessin animé. Le CERMA corrige au féminin — Félicette — et adopte officiellement ce nom.

Mais le mal est fait. Dans les décennies qui suivent, trois anciennes colonies françaises ont émis des timbres commémoratifs — les Comores en 1992, le Tchad en 1997, le Niger en 1999 — et tous portent le nom de « Félix ». Ces timbres représentent en plus un chat à poil long, alors que Félicette était à poil court.

Vérification

En 2014, le Dr Gérard Chatelier, chirurgien qui travaillait au CERMA en 1963 et coauteur des rapports officiels sur les vols félins, a été contacté directement à ce sujet. Sa réponse est sans ambiguïté : il n'y a jamais eu de chat nommé Félix dans le programme.

Coïncidence supplémentaire, presque trop belle pour être vraie : en 1958, l'armée brésilienne avait annoncé son intention d'envoyer un chat dans l'espace, un mâle nommé Flamengo, à bord d'une fusée baptisée… Félix I.

Timbres commémoratifs représentant Félicette, première chatte envoyée dans l’espace par la France en 1963

Ce que la France a fait de Félicette après son retour

Après son vol, Félicette connaît son heure de gloire. Elle rentre à Paris, elle est photographiée avec l'équipe. Une carte est éditée à son effigie et distribuée aux participants du programme, portant l'empreinte de sa patte et cette phrase : « Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963. »

Elle est ensuite gardée au laboratoire du CERMA pendant deux à trois mois, le temps d'effectuer des examens et des contrôles. Puis elle est euthanasiée, afin de pratiquer une nécropsie et d'examiner son cerveau ainsi que les électrodes implantées.

Quant aux autres chattes du programme, seule Scoubidou a été adoptée — parce qu'on lui avait retiré ses électrodes. Aucune source officielle ne dit ce qu'elles sont devenues, bien que certaines ont tendance à dire qu'elles ont été euthanasiées.

Portrait de Félicette avec sa dédicace originale « Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963 »

La chronologie complète, du désert algérien à la statue de Strasbourg

22 fév. 1961

Le rat Hector vole sur Véronique AGI n°24 depuis Hammaguir. La France devient la troisième nation à envoyer un animal dans l'espace.

15 & 18 oct. 1962

Deux nouveaux vols de rats, surnommés Castor et Pollux. Aucun des deux animaux n'est récupéré vivant.

8 oct. 1963

L'équipe du CERMA s'installe à Hammaguir. Une semaine de mise au point de l'électronique s'ouvre, marquée par plusieurs échecs de télémesure.

18 oct. 1963

08 h 09 — Décollage de la Véronique AGI n°47 avec C341 à bord. Apogée à environ 155km, 302 secondes d'impesanteur. L'animal est retrouvé en parfaite santé.

24 oct. 1963

Second vol félin sur la Véronique AGI n°50. La fusée dévie et s'écrase sur le Djebel Béchar, à 120km du pas de tir. Le chat, jamais nommé, ne survit pas.

Fin 1963 / Début 1964

Après deux à trois mois d'observation en laboratoire, Félicette est euthanasiée pour l'examen de son cerveau.

10 juin 1964

Publication du rapport n°910/CERMA signé Gérard Chatelier, qui consigne les résultats des deux vols félins d'octobre 1963.

Mars 1967

Les guenons Martine et Pierrette volent sur fusées Vesta. Toutes deux sont récupérées. Ce sont les derniers vols biologiques français depuis Hammaguir.

1967

Fermeture de la base de Hammaguir, conformément aux accords d'Évian.

Oct. 2017

Le Britannique Matthew Serge Guy lance une campagne Kickstarter pour offrir une statue à Félicette.

18 déc. 2019

Inauguration de la statue de bronze à l'Université internationale de l'espace, près de Strasbourg. Cinquante-six ans après le vol.

La France n'a jamais rien fait pour Félicette

Pendant cinquante-six ans, la France n'a rien fait de sa seule astronaute à quatre pattes. Pas de monument. Pas de plaque. Pas de commémoration nationale. Aucune initiative publique pour rappeler qu'un animal parti d'une base française était monté à 155 km d'altitude et en était redescendu vivant.

La comparaison est cruelle. Laïka a son monument de bronze en Russie et son statut d'icône mondiale. Ham repose au Temple international de la renommée spatiale, au Nouveau-Mexique. Félicette, elle, n'avait rien. Les seuls timbres à l'avoir jamais représentée viennent des Comores, du Tchad et du Niger — et ils se sont tous trompés de nom.

C'est un Britannique qui a fini par s'en occuper !

L'homme qui a sorti Félicette de l'oubli n'est ni français, ni scientifique, ni historien. Matthew Serge Guy est publicitaire à Londres. Il découvre son existence par le plus banal des hasards : un torchon de cuisine, dans la kitchenette de son bureau partagé, portant la mention « pour commémorer le 50e anniversaire du premier chat dans l'espace ». Il enquête, constate qu'aucun monument ne lui a jamais été consacré, et lance en octobre 2017 une campagne de financement participatif.

Le résultat est sans appel : plus de mille contributeurs et environ 43,000 livres, réunis presque entièrement hors de France. La sculptrice britannique Gill Parker réalise l'œuvre, coulée dans un atelier de Basingstoke, au Royaume-Uni. Une statue de bronze de 1,75 mètre, financée et fabriquée à l'étranger, pour honorer une chatte lancée par l'armée française.

Et puis... la France a refusé de l'accueillir

Restait à trouver un lieu pour la statue de Félicette. C'est là que l'histoire devient encore plus gênante. Le projet initial visait Paris. Les portes se sont fermées les unes après les autres, comme le raconte Philippe Jung, enseignant à l'Université internationale de l'espace et ancien ingénieur aérospatial qui s'est impliqué dans la recherche d'un emplacement.

Le Musée de l'air et de l'espace a dit non. Le CNES a dit non. La Cité de l'espace a dit non.

Les trois institutions françaises dont c'était très exactement la vocation ont décliné une œuvre offerte, financée, coulée et livrée. La statue de la seule chatte de l'espace, payée par des inconnus à l'étranger, n'a trouvé aucune place dans les musées de la conquête spatiale française.

Elle a finalement été accueillie par l'Université internationale de l'espace (ISU), à Illkirch-Graffenstaden près de Strasbourg — un établissement international, pas une institution française. Elle y a été dévoilée le 18 décembre 2019, non pas lors d'une cérémonie officielle, mais en marge du 25e anniversaire d'un programme de master.

L'œuvre représente Félicette assise au sommet du globe terrestre, le regard tourné vers le ciel qu'elle a traversé. Elle trône dans le hall des pionniers, juste à côté du buste de Youri Gagarine.

C'est un Anglais qui l'y a mise.

Inauguration de la statue de Félicette à Strasbourg

« C'est fou de penser qu'une vidéo que j'ai mise en ligne… a abouti à cela. Internet est un bon endroit, parfois. »

Matthew Serge Guy, message aux contributeurs Kickstarter

Questions fréquentes sur Félicette

Félicette est-elle le seul chat allé dans l'espace ?

C'est le seul chat qui en soit revenu vivant. Un second félin a été lancé le 24 octobre 1963 sur la Véronique AGI n°50, mais la fusée a dévié et s'est écrasée sur le Djebel Béchar ; l'animal n'a pas survécu et n'a jamais été nommé. Depuis, aucun autre chat n'a effectué de vol spatial.

Pourquoi la France a-t-elle choisi un chat plutôt qu'un chien ou un singe ?

Pour une raison purement scientifique. Dans les années 1960, le chat était l'animal de référence de la neurophysiologie : son cerveau était cartographié, il existait des atlas stéréotaxiques précis et une littérature abondante permettant de comparer les enregistrements. La petite taille de la pointe de la fusée Véronique excluait par ailleurs les animaux plus volumineux.

Quelle altitude Félicette a-t-elle atteinte exactement ?

Environ 155km, soit largement au-delà de la ligne de Kármán fixée à 100km. Les sources divergent légèrement : les références françaises retiennent 157km, les publications anglo-saxonnes 152km.

Le chat « Félix » a-t-il vraiment existé ?

Non. Le nom vient des journalistes qui, après le vol, ont baptisé l'animal d'après le personnage de dessin animé ; le CERMA a ensuite corrigé au féminin en « Félicette ». Le Dr Gérard Chatelier, qui travaillait au CERMA en 1963, l'a confirmé en 2014.

Qu'est devenue Félicette après son vol ?

Elle a été gardée au laboratoire du CERMA pendant deux à trois mois pour des examens de contrôle, puis euthanasiée afin de pratiquer une nécropsie et d'analyser son cerveau ainsi que les électrodes implantées. Les sources situent cet événement soit en décembre 1963, soit au début de l'année 1964.

Où peut-on voir la statue de Félicette ?

À l'Université internationale de l'espace (ISU), à Illkirch-Graffenstaden près de Strasbourg. La statue de bronze d'environ 1,75 mètre, réalisée par la sculptrice Gill Parker et financée par un Kickstarter britannique, y a été inaugurée le 18 décembre 2019. Elle est installée dans le hall des pionniers, à côté du buste de Youri Gagarine.

Sources principales

  • G. Chatelier et coll., Réactions de l'activité cérébrale et des fonctions végétatives chez des animaux placés dans un champ de gravitation nulle, rapport n° 910/CERMA, 10 juin 1964.
  • J. Timbal, « Biologie spatiale à Hammaguir. La chance de la chatte Félicette », Médecine aéronautique et spatiale, vol. 42, n° 159, 2002.
  • K. Dougherty, P. Jung, J.-J. Serra, « Félicette, the only space cat », Congrès international d'astronautique, 2018.
  • C. Burgess & C. Dubbs, Animals in Space: From Research Rockets to the Space Shuttle, Springer Praxis, 2007.
  • Témoignage du Dr Gérard Chatelier recueilli par Patrick Roberts, Purr'n'Fur UK, 2014.
  • ECPAD / ImagesDéfense, ministère des Armées : fiches d'archives sur le rat Hector.
  • INA, Félicette, la 1re chatte astronaute, reportage RTF.

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